samedi 24 mars 2007

Quétaineries, amis, maladie

On a tous un côté quétaine.

Le mien: je tricote. Je fais du crochet. Je peux passer des heures dans un magasin de laine, à toucher à tout, à feuilleter tous les patrons, à regarder en bavant un peu sur le bord de la bouche les différentes aiguilles, rêvant d'acheter un de chaque modèle en bambou qu'ils vendent.

J'ai de la laine qui traine partout dans mon sous-sol. J'ai fait des couvertures, des shawls, foulards, tuques, mitaines, etc à pratiquement tous les gens que je connais.

Hier soir, je suis allée souper avec des copains que je n'avais pas vu depuis beaucoup trop longtems. Et oh, surprise, ma copine C est aussi crack pot tricot que moi! Youppi! Une amie qui partage ma quétainerie! Une amie avec qui allée trainer dans les boutiques tricot! Une amie avec qui PARLER DE TRICOT ET QUE NE ROULERA PAS DES YEUX OU NE MOURRA PAS D'ENNUI!

Vous n'avez pas idée à quelle point ça m'enchante.

Parlons d'autre chose, maintenant. Ça m'a fait un bien immense de sortir de chez-moi, de renouer avec des amis qui étaient très proche. J'en avais besoin. Je n'ai pas l'intention de laisser passer encore un an avant de les revoir. J'ai besoin d'amis. Pendant trop longtemps, ma seule amie a été la Déprimante Plate Pathologie*, et franchement, avec une amie comme ça, pas besoin d'ennemis. Sortir de chez moi, voir d'autre gens que ma p'tite famille, faire autre chose que changer des couches et empêcher Fiston de débouler les escaliers, se casser la marboulette, etc... j'en ai besoin. Après le souper d'hier, mon moral était plus élevé qu'il ne l'avait été depuis longtemps.

J'ai trop peu d'amis, j'ai besoin d'apprécier ceux que j'ai et de m'arranger pour les voir plus souvent.



*Déprimant Plate Pathologie = Dépressionpost-partum. Je n'ai pas honte d'en parler. Il faut en parler, parce que ce n'est pas un secret honteux. Si je n'en avais pas parlé, ma vie serait aussi noire en ce moment qu'elle l'était il n'y a pas si longtemps.

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